L’aventure ambiguë de qui?

Comme j’ai dit dans un blog auparavant, Kane donne peu de détails spécifiques souvent pour universaliser l’histoire de Samba Diallo et les Diallobés. Le lecteur peut être perdu quelques fois dans le livre avec la manque de détails chronologiques et descriptions de la scène (Little, L’aventure ambigue, 2000, p. 28). Je crois qu’il fait cela pour que nous puissions imaginer nous-mêmes dans les situations différentes.

À l’exception de Paris, toutes les autres locations mentionnées dans le livre sont mystérieuses. <<Pays de Diallobé >> est si vague qu’il gagne un état mythique (Little, L’aventure ambigue, 2000, p. 13). Ce pays peut être n’importe quel pays dans le monde islamique. Je pense que le fait qu’il ne choit pas un pays réel le fait plus universel. Je crois aussi qu’il le promettre de vraiment accentue les différences entre les deux cultures. Je pense qu’il donne le nom de Paris parce qu’à l’époque, Paris était le centre de la culture moderne. Il y avait beaucoup de philosophies et intellectuels progressiste et les habitants de la ville les ont suivis. Même le nom << Paris >> donne ces idées au lecteur. Tout le monde connaît Paris et ce qu’il représente.

En plus, William Calin (1972) note la nature symbolique et emblématique des noms : le Chevalier, le Maitre, le Chef, le Fou, la Grande Royale. À mon avis, les personnages sont les représentations des opinions et des croyances diffèrentes. Ils ajoutent tous au débat culturel qui travers le livre.

Kane a fait tout cela pour montre que ce conflit entre les deux cultures et réel et universel. Les lecteurs, y compris des nombreuses d’Africains colonisés qui sont venus à Paris comme Samba Diallo, peut s’identifier avec ce voyage physique et culturel entre le pays d’origine et l’Ouest. Donc, l’universalité de ce livre montre que cette << aventure >> est une aventure que de nombreuses personnes vivent dans leurs vies.

Reférences:

Calin, W. (1972). Between two worlds: the Quest for Death and Life in Cheikh Hamidou Kane’s L’aventure ambigue. Kentucky Romance Quarterly, XIX(2), 183-197.

Little, J. (2000). L’aventure ambigue. Dublin: Grant & Cutler ltd.

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L’homme, a-t-il jamais le droit de décider pour les autres ?

À la fin, juste avant sa mort, Samba dit << On n’oblige pas les gens à prier >> (p184). Cette déclaration m’a frappé quand je l’ai lu. À mon avis, elle montre le changement fondamental chez Samba. Il me semble qu’il croit après avoir habité à Paris, que les gens ont la liberté de choix.

Au début de livre, il n’y avait pas de choix, il y avait la force brutale et les obligations. Thierno a obligé Samba Diallo à croire. Il n’avait pas de choix. L’islam était la seule option.

Il est clair qu’après avoir vu << l’autre mode de vie >>, on pourrait dire, il considère les autres options et il croit que les gens peuvent prendre leurs propres décisions. En plus, quand il est chez Lucienne avec ses parents, elle est choquée quand il dit qu’il préférait qu’on envoie des pasteurs aux Diallobés avant les médecins. Il dit qu’ils ont le choix même si certains, comme lui, peuvent voir qu’ils seraient mieux avec les médecins.

Pour moi, je crois que la liberté de choix est importante dans notre monde du XIème siècle. Si vous n’êtes pas d’accord avec moi, considérez ce que passerait si le gouvernement prenait quelques libertés de nous, par exemple, notre liberté de parole. Avec << fake news >> et tous ces actualités, les gens sont obsédés avec l’idée que les médias nous donnent un discours calculé. Les gens veulent qu’ils puissent dire ce qu’ils veulent. Donc, la liberté est très courant de nos jours.

Mon propre avis est que la liberté de choix est vraiment essentielle dans notre société mais, quand on me propose des situations comme les Diallobés en refusant les médecins, ou d’autres personnes qui ne sont pas éduqués dans l’Ouest qui ne prennent pas les choix que nous prenions, je me demande s’il est moral de les laisser faire des décisions comme cela, des décisions qui va les endommager. C’est une grande question de moralité qui est bien polémique.

Mais, est-ce qu’on a l’autorité de prendre ces décisions pour eux ? Est-ce qu’on sait qu’on a raison ? Difficile à répondre…

L’ambiguïté de la vie

Chapitre VII de la première partie du livre nous décrit une conversation entre Paul Lacroix et le Chevalier. Les deux personnages qui parlent représentent les deux cultures qui nous sont présentés à travers le livre.

Paul Lacroix représente les Français, les Occidentaux et les croyances de l’Ouest. Il vient au pays des Diallobé avec les écoles étrangères et il veut partager tout cela avec les Diallobés. Le Chevalier, le père de Samba Diallo représente les Musulmans et les Diallobés. Il est très conservatif et il ne veut pas que son fils devienne comme les Occidentaux.

Dans un dialogue universel ou il y a peu de détails, les deux hommes explique leurs croyances quant à la vie. Les questions qu’ils discutent sont intemporelle. Par exemple, qu’est-ce ce qui se passe après la mort ? Les questions sont les même et ils ont été demandés depuis longtemps. <<Ce n’est pas le mystère qui a changé, mais les questions qui lui sont posées et les révélations qu’on en attend>> (p 126). Il y a des différences énormes entre les deux cultures. Pour le Chevalier, les Occidentaux découvrent les petites vérités chaque jour dans les domaines de science et industrie mais le plus qu’ils apprennent, le plus qu’ils se perdent.  << Ils sont tellement fascinés par le rendement de l’outil qu’ils en ont perdu l’immensité infinie du chantier >> (p88). Le Chevalier peut admettre les avantages de leur avancement mais pour lui, trop est perdu en le faisant. Paul Lacroix fait un effort de le convaincre que leur mode de vivre est l’avenir << nous n’avons pas eu le même passé, vous et nous mais nous aurons le même avenir >> (p90) mais le Chevalier veut << le bâtir >> (p91).

Pour moi, ils finissent où ils ont commencé. Aucun d’entre eux n’aurait jamais changé l’opinion d’autre avec cette conversation. En fait, je crois que ce dialogue nous montre qu’on ne sait rien dans la vie. On peut discuter et discuter et  croire dans tel ou tel système de croyance mais on ne peut pas dire surement qu’ils ont la vérité. Cela, c’est l’ambiguïté de la vie.

Samba, les Diallobés et la mort

Samba Diallo est le personnage principal dans ce livre donc le livre finit avec sa mort. On suit son voyage temporellement entre l’enfance et l’âge adulte, physiquement entre le pays de Diallobé et Paris et finalement culturellement entre la culture islamiste et la culture de l’Ouest, entre les deux il se trouve perdu à la fin.

Samba Diallo apprend à Paris que les deux cultures voient la mort différemment. Les Diallobés croient qu’ils apprendront la << vérité >>, le sens de la vie, quand ils meurent. Il semble que certains d’entre eux attendent la mort. Le maitre, un des plus dévoué, est fasciné par la description que donne le Fou de la mort. Le Fou parle comme il est mort déjà << Tout, ici, sera comme là-bas >> (p99). Le maitre enseigne ses croyances à Samba Diallo quand il est jeune et la Grande Royale inquiète qu’il <<parle de la mort en termes qui ne sont pas de son âge >> (p35). 

Sur l’autre côté est les Français qui se concentrent sur les découverts des petites vérités chaque jour. Ils n’attendent pas une grande révélation à la fin. Le Chevalier trouve cette idée du monde qui ne finit pas << absurde >> (p87). Samba Diallo remarque après avoir passé du temps à Paris qu’<< au pays des Diallobé, l’homme est plus proche de la mort >>. Il explique qu’il avait terreur et attente et il les a perdus à Paris. La mort devient pour lui << une éventualité abstraite >> (p162) parce que les gens de l’Ouest ne parlent pas de la mort si souvent.

Samba meurt à la fin du livre et il semble que le Fou le tue parce qu’il ne veut pas prier. La description est incertaine et certains pensent qu’il se suicide mais Kane ne partage pas cette vue. (Little, The origins of Samba Diallo: An Interview with Cheikh Hamidou Kane, 1999).  Il insiste aussi que Samba n’a pas perdu sa foi quand il meurt. Le protagoniste dit << Je ne sais pas ce que je crois >> (p185) quand il parle au maitre dans sa tête, mais on dirait qu’il souhaite qu’il croie en ce que le maitre l’a obligé à croire.

Sans aucune doute la mort de Samba pose beaucoup de questions. Par exemple, est-ce que la mort montre que les efforts de s’assimiler aux autres cultures ne finiront pas bien ? Est-ce que la Grande Royale avait tort de faire un exemple de Samba en l’envoyant sur ce voyage étranger ? Est-ce qu’il été un accident ? Kane nous invite à réfléchir…

Reférences:

Little, J. (1999). The origins of Samba Diallo: An Interview with Cheikh Hamidou Kane. International Journal of Francophone Studies, II(2), 112-20.

Est-ce qu’on peut exister entre deux cultures ?

Il y a dans ce livre le concept du déplacement, un sentiment que je trouve intéressent. Il est difficile d’exister entre deux cultures, surtout quand ils sont si différentes que telle du pays de Diallobés et telle de l’Ouest.

Selon Marc Mvé Bekale, le livre offre des perspectives intéressants sur la question d’identité comme une négociation constant et une réincarnation de soi. Prenons Samba, son identité évolue quand il va à l’école étrangère et ensuite à Paris pour étudier la philosophie. Il semble qu’il s’occupe bien de la nouvelle culture au début. Il est très intéressé par les idées des philosophes comme Pascal et Descartes. Pourtant, quand il va à Paris, il se trouve perdu entre les deux cultures. Il internalise des aspects des deux et il ne sent pas à l’aise avec lui-même. Je crois qu’il comprend d’où vient des idées occidentales mais il a une certaine fidélité à ses origines de laquelle il ne peut pas se détacher. Kane a dit que Samba Diallo n’avait pas perdu sa foi à la fin (Little, The origins of Samba Diallo: An Interview with Cheikh Hamidou Kane, 1999), mais on ne peut pas nier qu’il avait devenu moins sûr et on peut voir cela quand il refus de prier.

Samba Diallo devient un hybride, il est entre les deux cultures. Il se sent perdu parce qu’il ne fait partie de l’un ni l’autre. J.P Little pose la question, est-ce que Samba est ‘inassimilable ?’ (Little, L’aventure ambigue, 2000, p. 63) Il peut devenir hybride mais il ne peut pas devenir un des Occidentaux. Est-ce que cette déclaration est vrai pour tous ?

Pour moi, je suis d’accord qu’il est difficile d’exister entre deux cultures. Peut-être aujourd’hui il est plus facile grâce à globalisation d’intégrer dans autres cultures. Le monde devient plus semblable et on connait mieux les autres cultures. Beaucoup de pays ne sont pas vraiment différent que l’Irlande actuellement. La différence n’est pas si marquée qu’il était pour les Diallobés et il y a peu d’endroits au monde ou je serais si perdu qu’eux. Je dois avouer quand-même que je ne peux pas imaginer que je sentirais jamais quelque chose d’autre qu’irlandaise. Je crois aussi qu’il dépend sur la personne. Certains sentent leur nationalité ou leur culture moins que les autres, par exemple les enfants qui ont grandi avec des parents de deux cultures différentes peut-être. L’immigration est un thème important de nos jours donc cette question d’exister entre deux cultures reste pertinent.

 

 Reférences:

Bekale, Marc Mvé. 2009. Cultural Hybridity and Existential Crisis in Richard Wright’s The Outsider and Cheikh Hamidou Kane’s L’aventure ambiguë Transatlantica : Revue d’Études Américaines, (1), pp.Transatlantica : Revue d’Études Américaines, 01 June 2009, Issue 1

Little, J.P (1999). The origins of Samba Diallo: An Interview with Cheikh Hamidou Kane. International Journal of Francophone Studies, II(2), 112-20.

Little, J.P (2000). L’aventure ambigue. Dublin: Grant & Cutler ltd.

Le Fou qui devient plus fou

Le fou est un personnage intéressant.  Je crois que l’auteur l’utilise pour montre les périls d’aller aux pays Occidentaux.  

Kane omet les détails souvent pour universaliser le livre et quant au fou, il n’est pas clair ou il est allé ou quand il est retourné au Pays de Diallobés. La seule chose qu’on sait est qu’il paie les conséquences pour quitter le pays de Diallobé. Il a quitté l’endroit où les Diallobés se sentent à l’aise. Ils ne sentent pas à l’aise dans l’Ouest parce que la culture est trop différente. L’effet d’y passer du temps est vraiment marqué dans le Fou et il est introduit tôt dans livre pour créer un précédent pour ce qui peut arriver aux autres, presque comme un avertissement.  

Kane offre une explication du personnage qui montre la différence entre Samba Diallo et le Fou. Samba a été introduit à la culture de l’Ouest plus lentement. Il est allé à l’école étrangère avant d’aller à Paris. Le choc culturel n’a pas été si soudain pour Samba que le Fou. Le Fou n’avait pas appris beaucoup, peut-être rien, sur la culture des pays Occidentaux avant d’y aller. En plus, il nous semble qu’il est allé là pour participer dans la guerre, alors on peut dire qu’il a vu le pire de l’Ouest et il souffre d’un état de stress post-traumatique. << Il en est revenu en se disant que si c’est cela l’Occident il valait mieux ne pas aller en direction de cette société occidentale >>  (Little, The origins of Samba Diallo: An Interview with Cheikh Hamidou Kane, 1999). Les Diallobés avait pris le Fou sur sa parole au début mais assez vite ils ont commencé à douter ce qu’il dit et à penser qu’il exagérait. C’est pour cela que le nom le Fou a été donné à lui même si certains l’écoute toujours.

La réaction de ce que le Fou a vu et ce qu’il a vit dans l’Ouest est du rejet totale (Little, 2000). En fait, il refuse tous les changements en direction de la culture occidentale. Je crois qu’il n’accepte pas la mort de Thierno, qui a partagé ses vues, parce que Samba ne veut pas le suivre. Il ne veut pas que la société Diallobé aille vers les sociétés Occidentales et cette opinion devient plus marginalisé quand Thierno mort et les autres suivent l’opinion de la Grande Royale. Son comportement devient plus irrationnel et le Fou finit par être à la hauteur de son nom.

Reférences:

Little, J.P (1999). The origins of Samba Diallo: An Interview with Cheikh Hamidou Kane. International Journal of Francophone Studies, II(2), 112-20.

Little, J.P (2000). L’aventure ambigue. Dublin: Grant & Cutler ltd.

Le matérialisme

Dans ce livre, on aborde le thème du matérialisme. Les Diallobés accusent les Occidentaux d’être matérialiste et ils croient que le matérialisme est dangereux pour l’homme. Je crois qu’ils associent la montée en importance du travail avec le matérialisme. Les Occidentaux travaillent pour gagner plus d’argent pour acheter plus de choses. Samba Diallo voit la corrélation entre le travail et la perte de religion. Alors pour eux, toutes ces choses-là, le travail, les possessions ne nous fait du bien et ils nous éloignent de Dieu. En plus, les choses et le matérialisme ne nous rend heureux même. << L’homme n’a jamais été aussi malheureux qu’en ce moment où il accumule tant >> (p112).

Comme Dominique Desanti a écrit dans son texte Le conflit des cultures et l’aventure ambiguë, il y a un conflit entre << le désir d’être et le désir d’avoir >> pour les Diallobés en ce qui concerne les pays Occidentaux. Est-ce qu’on perd soi-même en achetant tant de possessions ?

Je dois avouer que je suis matérialiste et je crois que presque tout le monde dans les pays comme Irlande devrait l’avouer aussi. On aime bien d’avoir des portables nouveaux, des voitures brillantes, des maisons grandes, des vêtements à la mode etc. Mais cela dit, je ne trouve pas le bonheur dans les possessions, je le trouve avec les autres. Pour moi, les amis et la famille sont les choses les plus importants, même si je suis matérialiste.

Reférences:
Desanti, D., 1968. Le Conflit des Cultures et “L’Aventure Ambiguë” African Arts, 1(4), pp.60–110.